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29 juin 2017

Voyage dans les montagnes Suisses

Heïdi et Heïdi grandit de Johanna Spyri
Heïdi jeune-fille, Heïdi et ses enfants et Heïdi grand-mère de Charles Tritten


Dans le premier tome, Heïdi, une jeune orpheline, part vivre chez son grand-père dans la montagne. D'abord effrayée par le vieil homme bourru et solitaire, elle apprend vite à l'aimer et découvre la beauté des alpages aux côtés de Peter, son nouvel ami. Mais la tante d'Heïdi décide que cette éducation ne convient pas à une jeune fille. Elle la place dans une riche famille de la ville. Pour cause de mal du pays, Heïdi retrouve ses chères montagnes après son séjour à la ville à la fin du premier tome. Dans le deuxième tome, l'absence de la fillette a laissé un vide dans les cœurs, et tout particulièrement dans celui de Claire dont la santé périclite. Heïdi a une idée : Claire pourrait peut-être la rejoindre sur l'alpage... Le docteur Réroux vient tout d'abord seul, puis décide de s'établir à Dörfli. Lorsque Claire les rejoint, elle reprend vite des forces. Une fois guérie, Claire part en pension à Lausanne, et encourage la petite Heïdi a faire de même. Dans le troisième tome, elle va y vivre de belles années, entourées de son amie Jamy, de son grand-père et de son parrain, le docteur Réroux avant de commencer à enseigner dans le petit village d'Hinterwald. Après avoir surmonté les obstacles de l'enseignement, Heïdi et Pierre se marient. Dans le quatrième tome, avec leurs trois enfants Henry, Annette et Paul, ils reçoivent Jamy et ses enfants Margareth-Rose et Georges venus d'Amérique. Margareth-Rose est très malade et doit bénéficier du bon air des montagnes pour guérir. Cependant, la guerre éclate et les invités se retrouvent obligés de prolonger leur séjour, qui va durer quatre ans. Dans le cinquième et dernier roman, Heïdi, doit faire face à de nombreux imprévus. Elle remplace pour un temps l'instituteur de Dörfli puis cède sa place à sa fille Annette. Quelques années plus tard, devenue grand-mère, elle accueille tous ses enfants et petits-enfants dans son chalets sur l'Alpes. Après une visite à l'exposition internationale de Zurich, la guerre est de nouveau là. La petite famille décide donc d'héberger un petit français, le temps que la guerre soit finie.


J'avais déjà lu ces livres il y a quelques années, et je les avais adoré. Ils appartenaient à ma mère et ma tante, et sont donc très chers à mon cœur. Depuis ma première lecture de ces romans, je voue une sorte de passion à la Suisse. Tout me fascine, la montagne bien sur, les fleuves, les différentes langues et la sagesse du peuple Suisse, qui a su rester en dehors de tout conflit depuis bien longtemps. 

Cette re-lecture ne m'a pas déçue, c'est avec un grand plaisir que j'ai retrouvé l'esprit montagnard, la vie dans les Alpes Suisses et tous les petits personnages. La différence d'écriture entre Johanna Spyri et Charles Tritten est indétectable, il a très bien su reprendre le style d'écriture de l'auteure. Pour preuve, j'ai découvert seulement cette année qu'il y avait deux auteurs à la série ! L'écriture est plutôt facile à lire, les mots employés ne sont pas très compliqués et les nombreux endroits cités sont facilement trouvable sur Google (j'aime beaucoup situer les romans que je lis). 


L'histoire est enchanteresse, on s'attache beaucoup aux personnages et auxquelque chose de frais, avec toutes les méchancetés, les injures et les insultes qu'on peut entendre quotidiennement. Elle ne fait pas partie de ces personnages que je trouve niais malgré tout, même si certains passages m'ont fait hausser les sourcils. Je sas bien que c'est l'époque qui veut ça mais Heïdi est quand même l'archétype de l'épouse soumise, qui ne travaille pas après sont mariage, qui s'occupe des enfants et qui demandent la permission à son mari pour faire quoi que ce soit (même si elle sait trouver les bons arguments pour lui faire accepter ses idées). Cet aspect là ne m'avait pas sauté aux yeux lors de ma première lecture, j'étais sûrement trop jeune. Il y a aussi la présence de Dieu, bien trop cité à mon goût. On n'a pas besoin d'être croyant pour aider son prochain.
sentiments qu'ils éprouvent. Heïdi est d'un gentillesse à toute épreuve et ça fait vraiment du bien de lire



Heïdi reste tout de même un modèle de gentillesse, d'empathie et d'altruisme, qui pourrait bien nous servir à tous aujourd’hui. Je pense relire cette saga de temps en temps, quand le besoin de gentillesse se fera ressentir et j'ai déjà commandé le hors-série qui complétera ma collection : Le sourire de Heïdi. Je conseille cette lecture aux petits, pour leur faire découvrir les Alpes Suisses et la vie de la fin XIXème/début XXème siècle et aussi aux plus grands qui souhaitent lire une saga pleine de fraîcheur, de sentiments et de nouvelles découvertes.

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